Après au moins 1 400 morts : les premières élections au Bangladesh le 12 février

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Le président du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), Tarique Rahman, salue ses soutiens depuis un véhicule avant le marathon électoral, à Sylhet, le 21 janvier 2026 Munir UZ ZAMAN

La campagne officielle pour les élections législatives du Bangladesh débute ce jeudi, vingt jours avant que plus de 127 millions d'électeurs ne se rendent aux urnes le 12 février. Les 350 sièges du Parlement sont en jeu, ainsi qu'un référendum sur des réformes démocratiques destinées à empęcher le retour d'un régime autocratique. C'est la première élection depuis la chute du régime de Sheikh Hasina, il y a un an et demi.

Les deux principaux partis rivaux historiques se lancent dans la course. Tarique Rahman, le leader du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), donne le coup d'envoi à Sylhet, dans le nord-est du pays. Le mouvement islamiste Jaamat-e-Islami, principal parti islamiste du pays, mobilise ses troupes dans la capitale Dacca. Le mouvement mène une coalition avec le Nouveau Parti national des citoyens, fondé par des leaders des manifestations étudiantes.

Tarique Rahman, 60 ans, vient de rentrer au Bangladesh après dix-sept ans d'exil volontaire au Royaume-Uni. Fils de la première femme à avoir dirigé le pays, il a été acclamé par ses partisans à son retour le mois dernier. Sa mère, l'ex-Première ministre Khaleda Zia, est décédée en décembre.

Contexte post-révolution

Le pays de 170 millions d'habitants sort d'une période de violences incessantes depuis la révolution de l'été 2024. Les émeutes ont fait au moins 1 400 morts, majoritairement des civils, selon l'ONU. Elles ont précipité l'exil en Inde de Sheikh Hasina, surnommée la "bégum de fer". Son parti, la Ligue Awami, a été interdit après avoir remporté 222 sièges aux législatives de janvier 2024, un scrutin dénoncé comme frauduleux.

Le gouvernement provisoire dirigé par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a autorisé le retour en politique des islamistes, auparavant bannis par Sheikh Hasina. Une charte de réformes adoptée en octobre limite les mandats du Premier ministre à deux, renforce les pouvoirs présidentiels et réaffirme le caractère multiethnique et multireligieux du pays.

Le comportement électoral des partisans de la Ligue Awami reste une inconnue majeure pour le scrutin du 12 février. Le Bangladesh est un pays à très forte majorité musulmane, marqué par des rivalités politiques et communautaires profondes.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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